Jusqu’à l’année dernière, lorsqu’il s’agissait de partir en vacances, je n’avais aucune hésitation quant à la destination : ISTANBUL. Ce choix était une évidence. La ville est magnifique mais surtout, toute ma famille est là bas. Bon, là, ça fait 4 ans que je n’y suis pas retourné (je ne prends pas en compte la semaine que j’y ai passé en 2005). La dernière fois, c’était pour le mariage à mon frère en 2003. Vous aurez donc compris que je n’ai pas vu mes proches depuis et mes grands parents ont la gentillesse de me le rappeler à chaque communication téléphonique.Avec le départ de mes parents en fin de semaine, j’avoue avoir très envie de partir avec eux. D’autant plus qu’ils vont bien voyager cette année pour voir le plus de monde possible. Et puis il y a aussi l’ambiance de la route. Ils ont décidé de ne pas prendre le bateau mais de passer par l’ex-Yougoslavie. Et je me souviens que lorsque j’étais gamin, le trajet était toujours une aventure pour moi. Il faut se battre avec les moustiques, trouver des points d’eau pour remplir les bouteilles, éviter au maximum les flics car ils vous prennent vos cigarettes ou un peu d’argent, toujours avoir de l’essence avant la tombée de la nuit pour ne SURTOUT pas s’arrêter la nuit.
Pleins de souvenirs, et malgré les galères que l’on a vécu, ils restent néanmoins de très bons souvenirs. Par exemple, on est resté coincé 23 heures à la frontière roumaine en raison d’une grève des douaniers. Il faisait au moins 35° et pas un arbre pour se mettre à l’ombre. A l’époque pas de climatisation non plus. Résultats, on avait plus d’eau, plus rien à manger, on se faisait chier à mourir, et le pire c’est qu’avec tout ça les gens ont commencé à se friter entre eux pour des broutilles. Mon père qui joue les héros en voulant calmer les choses, ma mère qui lui gueule de ne pas s’en mêler. Heureusement tout rentre dans l’ordre. Et là, un crétin met le feu dans le champs qui longe la route de campagne où nous nous trouvons. C’est la panique, le feu se propage rapidement, les gens se jettent dans leur véhicule et fonce vers l’avant en traversant le champ. Une fois que les choses se calment, on apprend qu’il n’y a pas de grève, mais qu’il y a un problème entre la Roumanie et la Turquie au sujet des visas. Evidement, les gens en ont marre et au bout des longues 23 heures d’attente, les gens se jettent sur les douaniers et après quelques coups échangés, ils nous laissent passer. Si j’ai retenu quelque chose dans tout ça, c’est la solidarité. Ma sœur n’avait que 3 ou 4 ans à l’époque et elle mourrait de soif la pauvre. Une dame (turque) qui entendait ses pleurs a donné sa dernière bouteille d’eau à ma mère et les a fait monter dans sa voiture qui avait la clim pour qu’elle se sente mieux.
Mais le plus beau souvenir d’entre tous, celui qui revient à chaque fois, c’est le passage entre la Grèce et la Turquie. Il y a un pont entre les deux pays, avec d’un coté un militaire grec et de l’autre un turc. Le pont doit faire cent mètre a peu près, et une fois au milieu, on peut apercevoir un grand drapeau turc. Et là, j’ai le cœur qui bat très fort, les larmes aux yeux tellement je suis content d’arriver chez moi. Et puis une fois en Turquie, on parle la langue, on aime la nourriture, et une fois la frontière passée, il ne reste plus que deux heures de route.

Je pense que mon prochain voyage se déroulera l’hiver. J’espère que loulou se joindra à moi s’il est disponible. Le seul conseil que je peux vous donner si vous désirez visiter cette ville, c’est d’y aller plutôt en fin de saison. La chaleur de l’été pourrait gâcher votre séjour. Le meilleur mois reste septembre ou alors mai/juin.





