samedi 2 juin 2012

Grand Père !!!

Parce qu'il y a une semaine, on l'enterrait !!!

Jusqu'alors, je n'avais jamais vécu cet évènement. Il y a bien eu le décès de René mais il a été incinéré. Donc c'est un départ encore différent. Sur le trajet, je savais que ça allait être dur mais comme en 98 pour ma grand mère (paternelle), je ne me rendais pas compte, je ne réalisais pas encore qu'il était vraiment décédé. Avec la distance, les choses deviennent concrètes seulement quand on se rend au village. 

A l'approche de celui-ci, on s'est arrêté pour passer un coup de fil et demander s'ils avaient besoin de quelque chose de la ville. Et soudain, une ambulance (il n'y a pas de corbillard en Turquie) s'arrête à notre hauteur, mon père descend et on comprend qu'ils transfèrent le défunt. Malgré la circonstance, un soulagement nous envahit, nous ne sommes pas en retard. Nous faisons donc notre arrivé au coté de Grand Père. Et là, la réalité prend le dessus. Pas le temps de dire bonjour, il faut transférer le corps d'un cercueil à l'autre. Les larmes aux yeux, j'observe la scène à distance. Je n'arrive pas à entrer dans l'enceinte de la maison. Mais la détresse de ma mère, assise sur les escaliers, me fait réagir et je me précipite à ses cotés. Jamais je ne l'avais vu ainsi. Elle, si forte et si maîtresse de ses émotions, est fragile et dévastée. Je la prends dans mes bras, lui dit que je suis là. Puis mon frère, qui a passé 4 ou 5 ans avec mes grands parents suite au décès de sa mère, prend le relais. Je me dirige donc vers ma Grand Mère. 

Après le discours de l'imam, nous allons faire la prière du midi. A notre retour, il nous présente une dernière fois le visage de mon Grand Père. D'abord les hommes. Mais je suis incapable de me retourner. Mon père, mon frère puis mes cousins me demande de le regarder une dernière fois mais c'est trop dur pour moi. J'ai le souvenir de René lors de son dernier weekend et je ne veux pas garder à nouveau la mémoire d'un visage fatigué et amaigri. Je vois mon père s'appuyer sur un pilier et craquer à son tour. Puis vient le tour de ma mère et ma Grand Mère. Et là, peut être pour les soutenir, je me joins à elles et regarde une dernière fois mon Grand Père. Il a maigri. 3 semaines de nutrition sous perfusion ont creusé ses joues. Mais il a l'air tellement reposé sous une magnifique barbe blanche. Les larmes coulent mais ce dernier souvenir ne sera pas traumatisant, bien au contraire.

Puis nous prenons la direction du cimetière. Tous les hommes de la famille se relaient pour le couvrir de terre, puis les voisins et les amis proches. Je n'arrive toujours pas à m'impliquer. C'est trop dur pour moi. Je ne peux pas me résoudre à enterrer mon Grand Père. 

Voilà, c'est fini. On retourne à la maison. Ma mère à reformer un mur autour d'elle et à nouveau, elle se maîtrise. Toute la famille est réunie sur la terrasse et la vie semble, déjà, reprendre son cours. Chacun évoque ses souvenirs du Grand Père, les anecdotes de la vie au village, comme celui de mon oncle qui, aidé de mon grand frère, a découpé l'âne du Grand Père. Celui-ci lui avait répondu "oui" lorsqu'il lui avait demandé, pensant que son fils plaisantait !!! On retrouve le sourire, on rit et dimanche soir est déjà arrivé. Il faut faire ses adieux. On se donne rendez vous au mois d'août, pour une nouvelle réunion de famille lors de la fête du ramadan...

vendredi 20 avril 2012

D€Co !!!


Je crois que je vais devenir fou... J'ai tellement d'idée, d'envie, de conseil et d'opposition dans ma tête que je ne sais plus quoi faire. Le pire, c'est que je ne suis pas encore dans l'appartement. J'ai dû visiter des centaines de sites pour trouver LE meuble que je n'ai vu chez personne. Seule petite déception pour l'instant, le téléphone fixe (que j'ai déjà acheté) est déjà chez Elo. Grillé l'originalité. Secret Story m'avait piqué le rouge en forme de lèvre donc je ne voulais pas encore une fois me remettre à chercher. 


Après avoir choisi une cuisine laquée rouge, je suis revenu dessus en me disant qu'une cuisine blanche sur fond sombre serait peut être plus soft. Celle-ci serait mise en valeur par le contraste des couleurs. Je voulais des meubles blanc et des murs "taupe", le sol étant foncé, mais là aussi, je sais plus. Finalement, j'ai décidé d'attendre de m'installer et de voir le moment venu. Je suis sûr d'une chose, les couleurs dominantes seront le noir, le blanc et le rouge. Reste plus qu'à associer tout ça de façon harmonieuse... avec pour point de départ un téléphone rétro noir !!!



lundi 16 avril 2012

What you waiting for...

Voilà... à la fin du mois, je vais fêter mes 1 an sur Lyon. Quand je suis arrivé, un internaute m'a dit qu'il fallait 5 ans pour s'intégrer et 10 ans pour être complètement accepté. J'ai beau être quelqu'un de patient, je ne suis pas sûr de tenir autant. 

Ce n'est un secret pour personne, je suis de nature réservé et je n'aime pas trop me faire remarquer. C'est pourquoi la compagnie des amis est toujours une source de confiance. Je peux montrer que je suis suffisamment intéressant pour avoir des amis. Malgré la solitude, j'ai fait l'effort de sortir seul dès mon arrivée. Première objectif, faire connaissance avec le milieu : Cap opéra, Etoile opéra, La ruche et Station B pour les bars, Sun city et Double side pour les saunas et pour finir avec les boites, Crazy, l'UC et le DV1. En résumé, ça a donné ça :
  • Cap opéra : jeudi soir, on est 3 clients, le serveur et le patron. On discute et on rigole avec le patron. J'y retourne le samedi soir, je m'avance pour lui dire bonjour et devant une terrasse pleine, il me tourne le dos, genre je t'ai pas vu. Je me pose en terrasse à une table de 6 et tout le monde me regarde comme si j'avais enlevé le biberon de la bouche d'un nourrisson. Je suis pourtant souriant afin que les gens n'hésitent pas à venir s'asseoir mais rien à faire. Au bout de 3h d'attente, un groupe de lesbienne viendra  poser ses fesses et je finirai la soirée avec elle. Echange de numéro qui ne donnera jamais suite. Seule consolation de la soirée, personne n'a remarqué que je me suis pris un gros vent. 
  • Etoile opéra : samedi soir, le bar est moyennement rempli. l'accueil est sympa et le serveur prend le temps de discuter avec moi car il a bien compris que je ne suis pas lyonnais. J'ai l'impression d'être aussi facilement repérable que lorsque je vais en Turquie. Première impression bonne mais il manque un petit quelque chose pour le rendre un peu plus attirant.
  • La ruche : je ne suis pas seul mais accompagné donc il est plus simple de faire connaissance avec le staff. Le patron est sympa et nous offre une tournée de shooter. Je revois un peu l'esprit de l'atelier. Un bar confiné avec une équipe sympa et des clients assez simples qui ne fréquente certainement pas le Cap opéra. Je viendrais ici pendant plusieurs mois, jusqu'à ce que le patron décide de changer l'équipe. Dommage, le bar a perdu son principal point fort.
  • Station B : un bar pour les bears. En dehors de ma barbe de 3 jours, je ne sais pas trop ce que je fais ici. Il y a quelques jolis morceaux mais il y a trop de nounours pour moi. Je bois 2 verres en 20 minutes (CB oblige, j'ai payé en avance) et je ne pense pas y retourner.
  • Sun city : 1er sauna que je teste à Lyon. il vient d'ouvrir et tout le monde en parle. C'est tellement grand que je me perds dans le vestiaire. J'arrive enfin dans la grande salle et je vais donc au bar récupérer ma boisson et questionner le serveur sur le plan des lieux. Un grand hammam, un tout petit sauna, un jacuzzi (ou pataugeoire selon chacun) et des couloirs à cabine à l'étage et au sous sol. On passe plus de temps à marcher qu'à s'amuser, même si mon meilleur PC a été trouvé là bas.
  • Double side : un sauna de taille modeste, installé depuis plusieurs années. Une clientèle fidèle apparemment mais surtout 2 employés que je connais d'Annecy. Le hammam est chaud comme j'aime, le sauna est trop chaud pour que je puisse y rester assez longtemps mais le jacuzzi est bien plus sympa que chez le concurrent. Ici les gens sont chauds et le montrent. Quelques bons plans là aussi.
  • Crazy : une petite boite où tout le monde se donne rendez vous. La clientèle du Cap opéra se retrouvant ici, je n'apprécie pas trop les lieux mais il faut reconnaître que la musique est bonne. Par contre pour l'équipe, il faut pas s'attendre à un sourire et encore moins à un dialogue. Ils font leur boulot et c'est tout. Le guichet de la poste est peut être plus accueillant.
  • L'UC : encore plus petit que le Crazy. Personne le vendredi soir et pareil le samedi soir. Apparemment l'arrivé du précédent a fait beaucoup de mal ici. Bref, je me fais grave chier.
  • DV1 : un essai le dimanche soir pour voir le spectacle. Je suis arrivé beaucoup trop tôt donc je me fais rapidement chier surtout après l'arrivée du Cap opéra. Mon ancien coloc est là aussi donc je traine pas trop. J'y retourne avec François et là j'ai une révélation. Le spectacle est vraiment sympa et je suis présenté aux vedettes de la soirée. Le serveur aussi est sympa et je garde donc un bon souvenir de cette boite. 
Le résumé du milieu gay est fait. Bon il y a d'autres choses à voir évidement mais en étant seul, j'avais pas envie de tous me les farcir. En dehors de ça, il faut avouer que je n'ai pas fait le moindre effort pour m'intégrer ou pour découvrir cette ville. Je n'arrête pas de repousser en me disant "une fois dans le studio" ou "une fois dans mon apparte" mais il faut avouer que je ne suis pas sûr d'avoir envie. Ma petite vie annécienne me plaisait bien et je me rends compte qu'en dehors du boulot, je ne sais pas trop ce que je fais ici. Il va donc falloir reprendre à 0 et m'enlever cette mauvaise image que j'ai de Lyon. Objectif intégration et vie sociale épanouie avant fin juillet.

mardi 20 mars 2012

Juste une mise au point...

Cela fait presque 2 longues années sans nouvelle... Il faut l'avouer, la visite chez Nito m'a motivée. Il s'est passé tellement de chose entre temps. Mon arrivée sur Lyon, la fin d'une vie nocturne et la présence de nouveau nom dans mes contacts...

Mon installation sur Lyon ne s'est pas déroulé comme prévu. Une colocation malheureuse m'a obligé à déménager rapidement dans la jungle qu'est Villeurbanne. Moi qui me réjouissait d'avoir trouvé un semblant de Wisteria Lane à Mions, j'ai vite déchanté. Je me retrouve provisoirement dans un 20m². Dans quelques mois, je pourrais définitivement poser mes valises. Ma liste d'achat est bouclée et je n'attend plus que la remise des clés pour faire fumer la carte bleue. 

Ce déménagement a provoqué pas mal de changement dans mes fréquentations... Les piliers sont toujours là, d'un coté le groupe à la Tulipe et de l'autre celui à David. Les moments que l'on partage lors de mes weekends annéciens sont toujours un plaisir. Je n'ai qu'une hâte, pouvoir les accueillir chez moi en même temps pour leur donner un retour à leurs nombreuses invitations. Je rends aussi visite à "maman" le samedi soir afin de sortir un peu du brouhaha causé par les neveux dont le nombre augmente chaque année. Malgré tout, se retrouver entouré de sa famille est un bonheur dont je n'avais pas conscience il n'y a pas si longtemps. Mais la distance m'a fait ouvrir les yeux. Tout cela contribue à ne pas sombrer dans le calme social que je vis dans ma nouvelle ville.

Celle-ci m'a rapproché amicalement de François. Un peu inattendu au départ, cette relation m'a bien aidé pendant ma période de colocation et encore aujourd'hui. On peut dire que ma seule connaissance ici, c'est lui. Certes, il y a quelques connaissances "potes" mais le "feeling" n'est pas le même. Tout est question d'entente mais surtout de confiance.